TWENTY FIVE

3 questions à Marjolaine Grondin, fondatrice de la plateforme Jam

13 avril 2021 -

TWENTY FIVE

Marjolaine Grondin, fondatrice de la plateforme Jam

 

Quel monde construire pour les 25 prochaines années ? C’est la question que Marjolaine Grondin, fondatrice de la plateforme Jam et la Gaîté Lyrique ont voulu poser aux moins de 25 ans lors d’une soirée dédiée. Un show qui aurait dû être public mais crise sanitaire oblige, s’est tenu en huis clos. Nous avons pu suivre cette performance via Youtube le 6 mars dernier et surtout posé 3 questions à Marjolaine Grondin à l’initiative de cet Objet Pensant Non Identifié.

 

Comment est né Twenty Five ?

 

Depuis 6 ans que j’ai créé Jam, nous donnons quotidiennement la parole au moins de 25 ans. 70000 personnes viennent donner leur avis chaque jour sur un sujet que nous leur proposons, via messenger. Cette conversation digitale, elle est importante mais pour être entendu de tous, j’ai voulu créer un beau moment en live et en public. Ce fût finalement sans public mais c’est resté un très beau moment. On voulait que tous ces jeunes puissent s’exprimer vraiment librement. Avec certains invités, nous avons débattu, dialogué. D’autres ont préféré chanter ou lire un texte. In fine, était-ce un spectacle, une table ronde, une performance ou un talk ? Difficile d’y mettre un nom, mais c’était un espace de parole rien qu’à eux. Les moins de 25 ans méritent qu’on les écoute et la société doit les entendre. Ce sont eux les héros naturels et légitimes du futur.

 

Alors ? Elle dit quoi cette génération ?

 

Qu’il y a besoin d’un avant et d’un après. C’est un cri du cœur d’engagement et d’espoir. Pour eux, le monde est déjà en train de changer et ils ont globalement un œil positif sur ce monde qui évolue. Mais ce n’est pas suffisant. Ils veulent continuer de se battre pour plus d’inclusivité, de tolérance et d’acceptation. Mais attention, rien de naïf. Ce message ils le portent à travers leurs combats. Ils sont donc acteurs de ce changement. Et même si tous ne bougent pas, la plupart sait qu’il faut faire bouger les lignes.

Il ne faut pas oublier que c’est la première génération née avec les réseaux sociaux. Ils ont un moyen d’expression qui leur permet de construire leur voix(e). Et puis il y a une urgence naturelle qui les oblige à s’investir. Cette urgence c’est bien sûr l’écologie qui met à peu près tout le monde d’accord. Mais c’est aussi les inégalités, qu’elles soient sociales, raciales, culturelles ou économiques. Et puis il y a l’éducation. L’éducation, c’est LE moyen pour se battre pour la planète et l’égalité.

 

Il y a aura une suite à Twenty Five ?

 

Bien sûr ! En décembre prochain, nous ferons un nouveau Twenty Five et celui-là on l’espère en public. Si cette année, nous avons donné la parole à ceux qui en ont déjà une qui résonne bien, nous voulons, la prochaine fois, donner la parole à toutes les jeunesses. Et particulièrement à ceux qui n’arrivent pas à faire émerger leur voix. C’est en entendant toutes ces voix que nous pourrons préparer voire accélérer la sortie de crise.

 

Par Caroline Valensi.

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